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Avertissement

320 8374183« Est-il besoin de préciser que ce roman est une œuvre de fiction même s’il se fond dans une trame historique dramatiquement réelle ? Toute ressemblance avec des personnages ayant véritablement existé ou des évènements qui se seraient vraiment déroulés serait donc purement fortuite, ou alors un coup de chance rare, hormis pour quelques salauds bien connus qui en ont été les acteurs maudits ».

« Inutile de préciser également que les droits d’auteurs sont protégés et appartiennent à Daniel Mainguy (© 2010) ».


« Cet ouvrage est publié sous forme de feuilleton, en ligne, sur www.daniel-mainguy.fr» ou en format "classique".  

 

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Ne pas reproduire sans autorisation : « frappe et on t’ouvrira ».


 

  

 

Konjic

 

 

Sarajevo, 30 juin 1995, 10 h

     

27. Depuis quelques jours, Lemercier et Rahya achevaient à Sarajevo les derniers préparatifs de leur départ vers Mostar, zone où devait se trouver le fameux commandant Hussein. Lemercier et Rahya revenaient du mess des officiers où ils avaient bu quelques verres avec Siautelle et avec Marie Bonnard qui accompagnait.

— Rahya ! Mets la radio en marche, sur la fréquence divisionnaire, y'aura bien un con pour nous rappeler ce qu'on doit faire.

Rahya alluma la radio, perdu dans ses pensées.

— Rahya ! Qu'est-ce que tu fous ? Tu n'entends pas Jestrin brailler depuis cinq minutes ?

— Euh... Oui… Hum. Quel est ton indicatif déjà ?

— J'ai hésité entre superguignol et groslapin mais j'ai finalement retenu Roméo. Toi tu seras Montagu.

— Ici Roméo, à vous, répondit Rahya en jetant un regard noir à Lemercier.

— Roméo, ordre de venir immédiatement rencontrer le général Delouvrier. Terminé.

— Ici Roméo, bien compris. Nous serons accompagnés du commandant Bonnard. Terminé.

« Préparez vos bagages les amis, je crois que nous allons faire un aller et retour vers Zagreb avant notre petit voyage.

 

 *

 

Un peu plus tard dans la journée, introduits par Jestrin, Marie, Lemercier et Rahya entraient dans le bureau du général Delouvrier. Il se tenait debout derrière son bureau. Toujours vampé par sa caporale, à la grande surprise de Lemercier qui pensait avoir désamorcé un incident en insistant sur la présence de sa fille. Il était peut-être veuf. Ou divorcé. Ou bien elle était au courant et elle s’en foutait.

— Salut les mecs, dit-il en embrassant sa fille. Bonjour ma chérie ! Tu ne t’ennuies pas trop avec ces affreux militaires ? Non, dommage. J’aimerais tellement avoir une fille bergère. Ou médecin. Enfin.

« Bon, il y a du nouveau. Confirmation de l’attaque dans la région de Mostar. Au nord. Près de Konjic plus précisément. Le village de Ljuta.

— Ljuta ! Lemercier, Rahya et Mariese regardèrent. On s’approche du but mon général. Souvenez-vous, c’est le village cité par le serbe tué à Paris et sans doute le village dont Hussein est originaire.

— C’est pour cette raison que j’ai réagi tout de suite, dès que j’ai eu la nouvelle de cette attaque. Elle a commencé ce matin, brutalement. J'ai reçu les photos d'un vol de reconnaissance au dessus de la zone de la Neretva. Ce village est apparemment sans importance stratégique, et pourtant il est en train ou vient d'être attaqué par des forces bosniaques non signalées, alors même que le gros des forces gouvernementales dans la région mène grand train contre les troupes serbes autour de Konjic. Ce pourrait être notre homme qui attaque ce petit village ; En tout cas cela ressemble tout à fait à sa manière d’agir. Vous êtes prêts à partir ?

— Oui mon général. Toujours prêts !

— Ne vous foutez pas de ma gueule ! On n’est pas chez les scouts ! Jestrin va vous donner vos ordres de mission. Mais prenez garde ! C'est très dangereux Lemercier, observa le général. Vous ne vous rendez pas compte de l'importance de nos faits et gestes dans la région. Essayez de demeurer aussi discrets que possible. Je ferai survoler la zone par des Jaguar dès ce soir, ils seront ainsi en mesure de me renseigner sur votre position sans que vous ayez à vous servir de vos radios. Je m’arrangerai pour vous faire parvenir les photos si du moins elles sont utiles et exploitables.

 

*

 

Dix heures plus tard, rentrés à Sarajevo, leur paquetage embarqué, le temps de réveiller Fayard qui avait fêté un anniversaire et qui cuvait sa bière, le convoi démarrait, fort de sa centaine de valeureux marsouins pour les accompagner.

— Quand même, je me demande comment ce type, Hussein, peut être un inconnu même pour son propre gouvernement, demanda Rahya à Lemercier, comment il peut agir à sa guise, obtenir des approvisionnements, des munitions, c’est quand même invraisemblable.

— Ouais. Je ne suis pas étonné outre mesure tu sais. Regarde ta propre situation. Personne, avant que Meyer ne t’ait officiellement reconnu comme lieutenant, ne s'est jamais étonné de te trouver là car tu ne détonnes pas, tu es ce que tu sembles être, tu tiens bien ton rôle. Personne ne s’est jamais même posé la question de savoir si tu étais vraiment celui que tu prétendais être. L’habit fait le moine tant que tu ressembles au moine. C'est la même chose pour lui. Personne ne s'étonne de trouver une troupe de soldats d'élite qui réussit des coups pas possibles, dès lors qu'il s'agit bien d'une troupe d'élite. En plus avec le bordel ici, depuis presque cinq ans, plus personne ne doit plus s'étonner de rien.

   

(...) 

 

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