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Avertissement

320 8374183« Est-il besoin de préciser que ce roman est une œuvre de fiction même s’il se fond dans une trame historique dramatiquement réelle ? Toute ressemblance avec des personnages ayant véritablement existé ou des évènements qui se seraient vraiment déroulés serait donc purement fortuite, ou alors un coup de chance rare, hormis pour quelques salauds bien connus qui en ont été les acteurs maudits ».

« Inutile de préciser également que les droits d’auteurs sont protégés et appartiennent à Daniel Mainguy (© 2010) ».


« Cet ouvrage est publié sous forme de feuilleton, en ligne, sur www.daniel-mainguy.fr» ou en format "classique".

 

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Ne pas reproduire sans autorisation : « frappe et on t’ouvrira ».


  Chapitre 18

Vrbanja

 

Sarajevo, 16 juin 1995

 

19. Le lendemain, à cinq heures du matin, de retour à Sarajevo par hélicoptère, Lemercier et Rahya avaient récupéré Marie Bonnard. Malgré le manque de sommeil, à peine récupéré au cours de leur transit héliporté, Lemercier et Rahya étaient prêts, tout comme Marie, à la grande surprise des deux compères qui pensaient que le préavis qu’ils lui avaient donné serait peut-être trop court pour qu’elle ait le temps matériel nécessaire pour se rendre au lieu du rendez-vous fixé par Delouvrier. Celui-ci avait averti Marie de son côté. Lemercier se réjouissait de sa présence, y décelant chez elle une nouvelle qualité, même s’il s’inquiétait un peu pour elle en raison des dangers inhérents à une mission de guerre. Tous trois étaient en tenue camouflée, Famas en bandoulière, casques et gilets pare-éclat ajustés. Ils étaient accompagnés d’une dizaine des marsouins du 2ème Rima qui composaient la compagnie précaire de Lemercier, ravis de venir soutenir leur camarades du 3ème Rima, eux qui avaient perdus ces dernières semaines deux soldats et nombre de prisonniers humiliés. A cinq cents mètres du cimetière Juif, les soldats du 3ème Rima appuyés par quelques chars légers cachés derrière des immeubles démolis étaient tapis. Lemercier se rapprocha d’un lieutenant. Celui-ci avait le visage complètement grimé, comme les quarante hommes de sa section qui allaient visiblement se charger du gros de l’opération en préparation.

— Lieutenant Meurisse se présenta-t-il en voyant Lemercier.

— Commandant Lemercier, je suis accompagné du lieutenant Rahya et du commandant Bonnard, de la marine nationale et actuellement porte-parole des forces françaises en Bosnie. Nous nous sommes déjà rencontrés lieutenant. Je ne vous avais pas reconnu sous votre magnifique maquillage de star hollywoodienne.

— Je m’en souviens très bien mon commandant. Cet exercice pitoyable près de Toulouse. Comment allez-vous lieutenant ? demanda-t-il en se tournant vers Rahya et en lui salutant chaleureusement la main.

« Merci pour votre rapport mon commandant. Je n’ai pas été puni et j’ai été envoyé comme prévu en Bosnie. Sans vous je serais en train de pourrir dans un trou quelconque. Ma compagnie est celle du capitaine Faucher. C’est ce capitaine qui a été retenu en otage par les serbes qui ont franchis ce pont il y a quelques jours et qui a été libéré. Il était furieux. Il voulait demeurer avec ses hommes. Les serbes ont fait exprès de le libérer en premier.

— Je suis désolé pour lui. Dites-moi, Meurisse. Vous me connaissez, vous savez à quelle unité j’appartiens. Je vous accompagne dans votre mission, de loin, avec le lieutenant Rahya et le commandant Bonnard. C’est une enquête pour la DGSE. On ne va pas vous gêner. Eventuellement vous donner un coup de main.

— Pas de problème mon commandant. Mais j’assume le commandement de cette opération.

— Comme je vous l’ai dit Meurisse, on ne vient pas vous doubler. Juste observer. Une dizaine d’hommes m’accompagnent. Mais ils peuvent rester ici si vous pensez qu’ils peuvent vous gêner.

— Dans ce cas, c’est d’accord mon commandant. On part dans un quart d’heure, direction le pont de Vrbanja. Et d’abord les bunkers qui sont autour, pour libérer quelques soldats français que l’on sait retenus comme otages. Vous ne serez pas de trop pour nous aider.

Tous les soldats, rassemblés autour de leurs sergents, avaient l’air particulièrement décidé. Ils avaient tous le regard noirci de ceux qui ont une revanche à prendre. Au-dessus d’eux, dans les recoins des immeubles abattus se tenaient quelques tireurs d’élite chargés d’abattre d’éventuels snipers serbes et d’appuyer l’assaut que Meurisse allait lancer. Un tireur embusqué français est un tireur d’élite, un serbe est un sniper. Question de convention.

 

 

La suite : 

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