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320 8374183Avertissement

 

« Est-il besoin de préciser que ce roman est une œuvre de fiction même s’il se fond dans une trame historique dramatiquement réelle ? Toute ressemblance avec des personnages ayant véritablement existé ou des évènements qui se seraient vraiment déroulés serait donc purement fortuite, ou alors un coup de chance rare, hormis pour quelques salauds bien connus qui en ont été les acteurs maudits ».

  


« Inutile de préciser également que les droits d’auteurs sont protégés et appartiennent à Daniel Mainguy (© 2010) ».

 

  

« Cet ouvrage est publié sous forme de feuilleton, en ligne, en format .pdf ou html sur www.daniel-mainguy.fr».




Ne pas reproduire sans autorisation : « frappe et on t’ouvrira ».

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Chapitre 4

 

 

 

 

 

 

 

Heures sup.

 

Paris, 6 juin 1995, 5h00

 

4. Quelques heures plus tôt, ignorant le drame qui allait se jouer à quelques centaines de mètres, le capitaine Jacques Lemercier achevait la lecture du rapport et des documents sur lesquels il travaillait depuis près de trente-six heures d’affilée, à peine interrompues pour prendre quelques forces. Il jeta un œil à sa montre au moment où sonnèrent les cinq coups de la vieille pendule qui trônait sur le bord de son bureau et s’étira longuement. Il s’arracha difficilement de son fauteuil, engourdi par les longues heures passées derrière son bureau, abruti par les reflets de l’écran de l’ordinateur qui le veillait. Il secoua son adjoint et ami Rahya qui lui faisait face et qui paraissait sur le point de s’assoupir.

— Putain, il est cinq heures ! On aura à peine deux petites heures de sommeil si on ne dépêche pas. Elles valent cher.

— Hmm, répondit son ami. J’en peux plus.

Lemercier éteignit la lumière en jetant un dernier coup d'œil machinal à la pièce qu'il s'apprêtait à quitter, comme pour s'assurer qu'il n'oubliait rien, laissant comme toujours son bureau aussi encombré qu'il l'avait trouvé en entrant.

Le gros dossier rouge qui rassemblait ses documents était resté ouvert. Il tenait en un équilibre précaire sur le piédestal dressé par deux ou trois autres, autant de couches successives de travaux plus anciens. Des papiers en tout genre traînaient au milieu, en un capharnaüm indescriptible. Il semblait s’en accommoder, prétendant même que lorsque quelqu’un dérangeait son tas, comme il l’appelait, il ne retrouvait plus rien. Sans considération ni regret, il se précipita vers l'escalier, suivi de son compagnon trébuchant.

Les pas des deux hommes sur les planches du parquet des marches parfaitement cirées de l’étage et de l'escalier résonnaient comme un appel mérité au repos. A sa moitié, l'escalier se divisait sur un faux palier. Ses deux parties contournaient largement la colonne centrale formée par un vieil ascenseur ajouté au début des années 1900, puis s'affalaient au rez-de-chaussée en deux belles courbes qui se rejoignaient sur les carreaux de granit rose de Bourgogne du large hall aéré qui faisait office de salon d’accueil et de contrôle des entrées et sorties, entre deux belles colonnes de marbre rouge du Languedoc.

Jacques choisit l'escalier de droite et salua le gendarme de garde assis près de l'entrée, au pied des marches.

— Bonsoir Georges. Bonjour plutôt.

— B'jour, répondit le garde-chiourme d'une voix engourdie, à peine réveillée ou encore endormie. Il souleva son képi d'un geste gourd, dévoilant des yeux inertes. Emportée par l'élan, sa tête se renversa pour s'affaler sur le dossier de la chaise. Accueillante, généreuse. Modeste Morphée prête à accueillir le sommeil de l'injuste.

 



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